
Vous êtes vous déjà demandé pourquoi un carburateur a besoin d’une pompe de reprise ? Et surtout, comment fonctionne ce petit mécanisme qui permet d’éviter le fameux « trou » à l’accélération ?
Le principe est finalement assez simple.
À quoi sert la pompe de reprise ?
Lorsque vous ouvrez rapidement les papillons du carburateur, le débit d’air augmente immédiatement. En revanche, le carburant ne suit pas instantanément cette variation de débit. Il peut alors apparaître un mélange momentanément trop pauvre, provoquant un hésitation, un à-coup ou un « trou » lors de l’accélération.
C’est précisément le rôle de la pompe de reprise : fournir instantanément une petite quantité supplémentaire de carburant au moment où les papillons s’ouvrent.
Le fonctionnement, étape par étape
Lorsque les papillons sont fermés ou reviennent vers leur position de ralenti, le levier 25 (PAF4508200500) agit, par l’intermédiaire de la biellette 27 (PAF10410), sur le piston de pompe 26 ( PAF5860200300).
Le piston remonte alors dans son cylindre. Cette remontée crée une dépression qui permet d’aspirer du carburant depuis la cuve vers le cylindre de la pompe, à travers la soupape d’aspiration (23).
La pompe est ainsi « rechargée », prête à intervenir lors de la prochaine accélération.
Lorsque les papillons s’ouvrent, la géométrie du mécanisme permet à la biellette (27) de libérer le piston. Celui-ci est alors poussé vers le bas par son ressort (28).
Le carburant contenu dans le cylindre de pompe est comprimé et refoulé à travers les conduits et la soupape de refoulement (21). Il passe ensuite par les gicleurs de pompe (24) avant d’être injecté directement dans les conduits du carburateur.
Cette injection supplémentaire de carburant intervient immédiatement au moment de l’ouverture des papillons : c’est elle qui permet d’obtenir une réponse franche et progressive du moteur.
Et l’excédent de carburant ?
La soupape d’aspiration (23) joue également un autre rôle. Elle comporte un orifice calibré permettant à une partie du carburant débité en excès par la pompe d’accélération de retourner dans la cuve.
Le débit réellement injecté dans le moteur dépend donc notamment du calibrage de cet ensemble et des gicleurs de pompe.
En résumé
Le fonctionnement peut se résumer très simplement :
Papillons fermés → le piston remonte → la pompe se remplit.
Papillons ouverts → le ressort pousse le piston → le carburant est envoyé par les gicleurs de pompe → le moteur reçoit instantanément le supplément nécessaire.
C’est ce système ingénieux, entièrement mécanique, qui permet aux Weber DCOE d’offrir une réponse immédiate à l’accélérateur et d’éviter le fameux trou à l’accélération.
Et comme toujours sur un carburateur Weber, le bon réglage de la pompe d’accélération est essentiel : course du piston, gicleurs, débit et progressivité doivent être adaptés au moteur et à son utilisation.
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